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jeudi 29 septembre 2016

Les humains du Paléolithique étaient des Innovants


Par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
Le 29/09/2016















PALÉOLITHIQUE : ÈRE DES INNOVANTS



La période du paléolithique correspond à l'ère des Innovants.
Le partage des richesses, l'absence de guerre, l'absence de structure hiérarchique ont favorisé l'Innovation, la Découverte.

Pour Yanick Toutain tous les hommes préhistoriques étaient des Innovants.
"Dans la jeunesse de l'Humanité, à l'époque paléolithique, il est probable que la strate des Répétants n'existait pas.
Il est quasiment certain que TOUS LES HUMAINS du Paléolithique étaient tous des Innovants." (Revactu)

Peu de temps après le début de l'agriculture des sociétés inégalitaires apparaissent. Certains groupes cherchent à s'accaparer le fruit du travail des autres. Des guerres commencent à voir le jour et se font de plus en plus fréquentes.

Lire :

Pendant 61000 ans les humains ont partagé toutes les richesses : un temps 6,7 fois plus long que celui de l'inégalisme

#IpEaVàEaFàF Le Néolithique, la fin de l'égalitarisme et le début des guerres (Le Savoir en Échanges)

Les humains du Paléolithique ne se faisaient pas la guerre. Les squelettes datant de cette période ne portent pas de trace de coup.
Sur 109 squelettes étudiés datant du plus de 12000 ans, seul 5 d'entre eux avaient des traces de coups.

"Ces marques de violence n’ont ainsi été observées que sur cinq des deux cent neuf individus découverts sur des sites du sud-ouest de la France. Cf. Mary Ursula Brennan, « Health and disease in the Middle and Upper Paleolithic of southwestern France : A bioarcheological study », thèse de doctorat, université de New York, 1991." (Le Monde Diplomatique)

Yaval Noah Harari explique pour quelles raisons la violence se développe à partir du néolithique.

"Les premiers cultivateurs étaient au moins aussi violents, sinon plus que leurs ancêtres fourrageux. ils avaient plus de biens et avaient besoin de terre à cultiver. une razzia de leurs voisins sur leurs pâturages pouvait faire la différence entre subsistance et famine, en sorte qu'il n'y avait beaucoup moins de place pour le compromis." p 106 Sapiens Une brève histoire de l'humanité.


Il y a donc un lien direct entre le partage des richesses et la violence.

Quand les richesses sont partagées, quand la propriété n'existe pas, les gens n'ont pas de raison de se faire la guerre.

LIRE : Pas de guerre quand les richesses sont partagées


Le néolithique avec l'apparition des inégalités et le début des guerres aurait eu pour conséquence de détruire ces capacités innovantes qu'avaient en eux tous les humains du paléolithique.

"Ce serait l'apparition de l'agriculture et l'apparition d'un surproduit social (cf Marx et Ernest Mandel) qui aurait été la cause de l'apparition de la strate des Parasites (les classes premières classes spoliatrices). Et c'est cette strate Parasite qui, dans sa constitution qui aurait fait glissé les Innovants dans une nouvelle strate, la strate des Répétants." (Revactu)

CAPACITÉS INNOVANTES : SPÉCIFICITÉ HUMAINE


Quand nous observons les petits mammifères nous remarquons qu'ils expérimentent sans cesse. Et, en cela, ils ont un point commun avec les petits humains.

Mais ça ne va pas plus loin... Les expériences des animaux ne débouchent pas sur des Innovations transmises de génération en génération animale.

 Pour Heather Pingle, journaliste scientifique au Canada et qui reprend les recherches les plus récentes en archéologie, ce qui différencie l'être humain et
le chimpanzé, très proche génétiquement, ce sont les capacités du premier à innover.
"S'ils (les chimpanzés) montrent leur savoir faire à leurs congénères, ces derniers ne l'améliorent jamais et se contentent de se reproduire. Les hommes modernes, en revanche, ne souffrent pas de telles limitations. Les idées s'empruntent, se modifient, s'ajoutent, se complexifient."
Les Humains qui ne savent plus découvrir, créer, inventer deviennent Répétant. Ils ont été abimés par d'autres humains Parasites qui avaient intérêt à les transformer en Répétant.

Yanick Toutain conceptualise la notion d'être humain. Un être humain ce n'est pas juste un individu qui a la ressemblance physique d'un être humain. C'est aussi quelqu'un à qui on a transmis toutes les connaissances que sont les découvertes par nos ancêtres.

"Nous sommes des Humains parce que la productivité historique des Innovations Ancestrales nous a été transmise.
Un être humain c'est l'héritier de toutes les Découvertes, Inventions, Créations artistiques faites par des Africains sur le continent africain (à plus de 80%) puis des Innovations faites ensuite par les descendants de ces Africains partis explorer la Terre entière au Paléolithique.
Puis les Innovations ancestrales faites au Néolithique." (Revactu)
Un véritable être humain ne cherche pas à détruire l'autre. En cela, ceux qui firent travailler les autres sans eux même mettre la main à la pâte ne sont pas de véritables humains. Les esclavagistes ne sont pas de véritables humains dans le sens où ils détruisent d'autres humains. Yanick Toutain les appelle les "deshums".

"C'est à ce moment que l'apparition de la strate des Parasites fut le cancer qui détruisit l'humanité. Ces deshums contraignirent les Innovants à devenir des Répétants, puis, génération après génération, à casser leurs propres enfants pour les contraindre à quitter la strate des Innovants pour, vers l'adolescence, devenir un simple Répétant en voie de déshumanisation."
(Revactu)

Découvrir, Inventer, créer sont des composantes primordiales de l'être humain.

LES HOMMES PRÉHISTORIQUES ÉTAIENT COMME LES ENFANTS DU 21° SIÈCLE : DES DÉCOUVREURS, DES INVENTEURS, DES CRÉATIFS


Les hommes préhistoriques étaient comme sont les enfants de nos sociétés où règnent l'injustice et l'inégalisme.
Les enfants, nous les voyons inventeurs, découvreurs, toujours à rechercher le fonctionnement des choses qu'ils voient autours d'eux. Les enfants ne cessent de poser des questions, des "Pourquoi ?" aux adultes qui les entourent, et qui sont souvent lasses de ces questions pourtant fondamentalement humaines.
Les enfants ressemblent aux hommes du Paléolithique.
Les enfants de 2016 comme les hommes du Paléolithique sont des Innovants. Je reprends ici la thèse développée par Yanick Toutain
"Cela vient donc se surajouter à une autre découverte assez récente : le fait que tous les enfants sont membres de la strate des Innovants, eux-aussi. Le fait que c'est la pression conjointe des Parasites, des Répétants (et des Innovants corrompus : les fascistes HADOPI par exemple) qui les force à quitter la strate des Innovants pour glisser vers celle des Répétants."
Mais les enfants subissent des attaques psychologiques (et souvent physiques) répétées qui les amènent petit à petit à cesser d'innover et de découvrir. Ils finissent par s'adapter à la société. Ils finissent par obéir.

Lire : L'obligation de rester assis des journées entière dès l'âge de 6 ans (classe de CP) construit la "cuirasse caractérielle" et transforme l'humain Innovant en Répétant docile
Les enfants du Paléolithique ne subissaient pas d'agressions de leurs congénères adultes. Les violences à enfants se sont développées dans des sociétés fortement inégalitaires et guerrières.

Lire : Violence à enfants: depuis l'Antiquité à Rome et à Athènes jusqu'à la France du 21° siècle


L'ENTRAIDE, LA COOPÉRATION FAVORISENT L'INNOVATION


INNOVER SUPPOSE DE COLLABORER : EXPÉRIENCE RÉALISÉE
PAR DES SCIENTIFIQUES 


Une expérience a été menée comparant les capacités des enfants et des chimpanzés. Un casse tête leur a été présenté. Les enfants ont fini en 2H30 et les chimpanzés en 30H.
Selon le chercheur L. Dean, la différence d'efficacité s'explique surtout par le fait que les enfants ont collaboré.

"L Dean et son équipe ont conçu un casse-tête à trois niveaux de difficulté. Ils ont présenté ce dispositif à des groupes de chimpanzés au Texas, de singes capucins en France et à des enfants de maternelle en Angleterre. Un seul des 55 primates non humains - un chimpanzé - a atteint le plus haut niveau après plus de 30 heures d'essais. Les enfants se sont beaucoup mieux débrouillés. Contrairement aux singes, ils ont travaillé en collaboration - discutant, s'encourageant et se montrant l'un l'autre la bonne façon de faire les choses. Après deux heures et demie, 15 des 35 enfants avaient atteint le niveau trois."p 28
Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle


Pour survivre, les hommes préhistoriques devaient nécessairement s'entraider et donc coopérer.
C'est la conclusion de Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS département préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle à Paris

"Comme le montrent les données archéologiques, la compassion et l’entraide, ainsi que la coopération et la solidarité, plus que la compétition et l’agressivité, ont probablement été des facteurs-clés dans la réussite évolutive de notre espèce." Marylène Patou-Mathis (le Monde Diplomatique)

  DÉCOUVERTES ET INNOVATIONS DE NOS ANCÊTRES DU PALÉOLITHIQUE SONT INNOMBRABLES


C'est parce que nos ancêtres coopéraient et s'entraidaient, parce qu'ils ne faisaient pas la guerre qu'ils innovaient sans cesse.
Tous ces facteurs favorisent l'innovation.
Les hommes et femmes préhistoriques avaient bien plus de connaissances que ce que l'on pensait jusqu'à présent.
L'image de l'homme du Paléolithique véhiculé dans les manuels d'histoire ne correspond pas à la réalité historique.
Les découvertes archéologiques et les recherches montrent que les humains du paléolithique avaient une grande intelligence, de très grandes connaissances et ont fait de nombreuses découvertes.

Leurs connaissances étaient gigantesques. Des connaissances en astronomie, en botanique, en médecine, en physique, en biologie.

Nous pouvons citer ici quelques unes des nombreuses découvertes de nos ancêtres du paléolithique.

LASCAUX : UN VÉRITABLE PLANÉTARIUM

EN 20000 AVANT NOTRE ÈRE LES HUMAINS AVAIENT DES CONNAISSANCES APPROFONDIES EN ASTRONOMIE


Chantal Jègues-Wolkiewiez prouve que Lascaux était
un véritable planétarium

Chantal Jègues-Wolkiewiez a découvert que Lascaux était un véritable planétarium. Les hommes de l'époque étaient de véritable chercheurs qui observaient le ciel, cherchaient à en comprendre le fonctionnement et choisissaient l'emplacement de leur création artistique en fonction des orientations solaires.

"Chantal Jègues-Wolkiewiez chercheuse indépendante émérite, Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Anthropologue, Ethnoastronome, Psychologue, a à la fin des années 1990, mis en évidence une thèse absolument incroyable qui tendrait à démontrer que les scènes rupestres d’animaux enchevêtrés à Lascaux seraient la représentation figurative et très concrète du ciel étoilé tel que pouvait le percevoir il y a environ 20 000 ans les hommes de la Préhistoire… Autre découverte majeure faite par Chantal Jègues-Wolkiewiez : l’entrée de la grotte de Lascaux se trouve être parfaitement orientée, par rapport au grand diverticule axial, de manière à ce que soleil puisse y pénétrer de façon linéaire le jour même du solstice d’été. Au tout début de l’entrée de la grotte, les rayons solaires au solstice éclairent d’abord le premier taureau peint, qui représente la constellation du même nom. Nous serions donc en présence d’un « planétarium » préhistorique absolument unique qui, outre sa qualité de représentation graphique et picturale exceptionnelle, nous indiquerait aussi de façon réaliste une autre « vérité », celle qu’un savoir ancestral astronomique préservé ainsi pour les générations futur… Ce qui bien entendu remettrait en cause la totalité de ce que l’on croyait connaitre sur les connaissances primitives de nos ancêtres." (source)

77000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD

DES CONNAISSANCES EN BOTANIQUE, EN MÉDECINE ET EN CHIMIE

LES PLANTES ANTISEPTIQUES UTILISÉES POUR EMPÊCHER LES MALADIES TRANSMISES PAR DES INSECTES



En Afrique du Sud, à 40 km au nord de Durban, dans la grotte de Sidubu, l'équipe archéologique de Lyn Wadley a découvert une couche disposée de telle façon qu'elle correspondait exactement à la manière dont les hommes préhistoriques constituaient leur literie. Un échantillon de cette couche a été apporté au laboratoire afin d'en dégager sa composition.
Cette literie était composée d'une plante ayant un effet antiseptique et protecteur contre les insectes.

"En décembre 2011, L. Wadley et ses collègues ont montré qu'il y a 77000 ans - soit
A Sidubu en 77000-ans, les humains utilisaient
des plantes ayant une fonction insecticides pour dormir
presque 50000 ans plus tôt que les exemples de cette technique rapportées auparavant - les occupants de Sidubu se confectionnaient des literies avec les feuilles d'une unique espèce végétale, sélectionnée parmi les nombreuses plantes de la région. Ils semblaient même avoir une connaissance approfondie de la végétation locale
: les feuilles choisies provenaient de Cryptocarya woodii, un arbre contenant des traces d'insecticides et de larvicides naturels efficaces contre les moustiques vecteurs de maladies mortelles aujourd'hui." ( p 24 Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle)


DES CONNAISSANCES EN CHIMIE

PROCÉDÉS CHIMIQUES ÉLABORÉS EN 70000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD 

DE LA COLLE FABRIQUÉE EN 500000 AVANT NOTRE ÈRE EN AFRIQUE DU SUD ET EN 200000 AVANT NOTRE ÈRE EN ITALIE


Dans cette même grotte de Sibudu en Afrique du Sud de nombreuses substances chimiques étaient composées.
"Les chasseurs de Sibudu élaboraient divers composés chimiques. C'est ce qu'a découvert l'équipe de L. Wadley en analysant des résidus noirs observés sur des pointes de pierre provenant de la grotte. Les résidus étaient des traces de colles constituées de multiples ingrédients qui permettaient de fixer les pointes sur les hampes de bois. Les archéologues ont alors entrepris de reproduire expérimentalement ces colles en mélangeant des particules d'ocre de différentes tailles à des gommes végétales et en chauffant ces mélanges sur des feux de bois. Avec succès ! Il y a 70000 ans, les occupants de Sibudu étaient des "chimistes, alchimistes et pyrotechniciens très compétents" conclut l'équipe de L.Wadley dans son article." p 26 Pour la science N° 427, article Les origines de la créativité de Heather Pringle)
Ce qui a encore davantage étonné les chercheurs c'est qu'on retrouve des traces d'invention de colle à l'époque Néandertal

Les Néandertaliens n'étaient donc pas des sous hommes à moitié idiots. C'était eux aussi des Innovants.


"En outre, les préhistoriens ont découvert que l'ingéniosité technique n'était pas l'apanage de l'homme moderne : d'autres hominidés ont eu des éclairs de créativité. Dans le nord de l'Italie, l'équipe de Paul Mazza, de l'Université de Florence, a montré que les Néandertaliens, apparus en Europe il y a environ 300000 ans élaboraient une colle à base de goudron d'écorce de bouleau pour fixer des éclats de pierre sur des manches en bois, fabriquant ainsi des outils emmanchés il y a environ 200000 ans."

Selon Yuval Noah Harari, les humains du Paléolithique étaient plus intelligents que les humains du Néolithique.

"De fait, tout indique que la taille du cerveau moyen des Sapiens a bel et bien diminué
depuis l'époque des fourrageurs. Survivre en ce temps là nécessitait chez chacun des facultés mentales exceptionnelles. L’avènement de l'agriculture et de l'industrie permit aux gens de compter sur les talents des autres pour survivre et ouvrit de nouvelles "niches pour imbéciles"." p 66 Sapiens
Chacun des individus vivant au Paléolithique avait certainement une quantité de connaissances plus grande que la moyenne des individus actuellement. C'est la thèse développée par Yuval Noah Harari.

"Les Sapiens n'étaient pas seulement en quête de nourriture et de matériaux. Ils étaient aussi à l'affut de connaissances. Pour survivre, il leur fallait une carte mentale détaillée de leur territoire. Afin de maximiser l'efficacité de leur quête quotidienne de nourriture, ils devaient se rogner sur les cycles de croissance de chaque plante et  les habitudes de chaque animal. Il leur fallait savoir quels étaient les aliments les plus nourrissants lesquels rendaient malade ou avaient des effets curatifs (...) Autrement dit, le fourrageur moyen avait une connaissance plus large plus profonde et plus variée de son environnement immédiat que la plupart de ses descendants modernes. De nos jours la grande majortié des habitants des sociétés individuelles n'a pas besoin de savoir grand choses du monde naturel pour survivre (...)
. La collectivité humaine en sait aujourd'hui bien plus long que les bandes d'autrefois. Sur un plan individuel, en revanche, l'histoire n'a pas connu hommes plus avertis et plus habiles que les anciens fourrageurs"
p 66 Sapiens

 LES PARASITES ONT PRIS LE POUVOIR
DEPUIS 9000 ANS

IL FAUT REPRENDRE L’HÉRITAGE DE NOS ANCÊTRES DU PALÉOLITHIQUE ET REDEVENIR TOUS DES INNOVANTS


La découverte de l'agriculture a eu pour conséquence d'augmenter considérablement la population. La fécondité des femmes s'est largement accrue.
A l'époque du Paléolithique, les femmes faisaient un enfant tous les 3 ans en moyenne alors qu'au Néolithique, elles accouchaient tous les ans et étaient tout le temps enceinte .

"L'abandon du nomadisme permit aux femmes d'avoir un enfant chaque année. Les bébés étaient sevrés plus tôt, puisqu'on pouvait les nourrir de bouillie et de gruau." p 111 Sapiens

Les sociétés ont grandi. Le travail s'est divisé et spécialisé.
Et sont apparus des chefs et des classes sociales spoliatrices qui accumulaient les richesses des autres, les biens produits par les autres.
Ceux là ne faisaient que "travailler" sans avoir le temps de se reposer, de réfléchir et d'innover.

Contrairement à l'image d’Épinal des manuels d'histoire, les hommes du début du néolithique avaient une vie plus difficile que ceux du Paléolithique. Et leur vie n'avait que peu de place pour la créativité la découverte et l'invention.

Jared Diamond et Yuval Noah Harari s'opposent à cette idée de "révolution néolithique" qui aurait améliorer la vie des humains. Ils démontrent qu'il n'y a pas de commune mesure entre la qualité de vie de l'homme du paléolithique et l'homme du néolithique.

"Loin d'annoncer une ère nouvelle de vie facile la Révolution agricole rendit généralement la vie des cultivateurs plus difficile, moins satisfaisante que celle des fourrageurs. Les chasseurs cueilleurs occupaient leur temps de manière plus stimulante et variée et se trouvaient moins exposés à la famine et aux maladies. Certes, la révolution agricole augmenta la somme totale de vivres à la disposition de l'humanité mais la nourriture supplémentaire ne se traduisit ni en meilleure alimentation ni en davantage de loisirs. Elle se solda plutôt par des explosions démographique et l'apparition d'élites choyées. Le fermier moyen travaillait plus dur que le fourrageur moyen, mais ne nourrissait moins bien. La révolution agricole fut la plus grande escroquerie de l'histoire." Sapiens p 104
Contrairement à ce que pense beaucoup de gens victimes d'une histoire réifiée, les humains du paléolithique étaient beaucoup plus innovants dans l'ensemble que ne l'ont été les humains depuis 9000 ans.
La division du travail et la répétition de tâches identiques ont freiné les découvertes. Si vous demandez à un enfant de faire la même tâche toute la journée, il sera abruti par ce geste répété et n'arrivera plus à mobiliser les neurones nécessaires pour apprendre.



Le film "les temps modernes" de Charlie Chaplin en 1936, dénonce la folie des spoliateurs qui détruisent la nature humaine  en exigeant de ceux qui travaillent pour eux des gestes répétitifs et saccadés qui les transforment en machine. Le héros Charlot, ouvrier d'usine est "soumis à divers mauvais traitements, gavé par une machine ou contraint à visser des écrous à un rythme effréné sur une chaîne de montage accélérée".



Le division du travail et l'existence d’exécutants et d’exécuteurs ont multiplié le temps de travail du plus grand nombre. Cela a eu pour conséquence de diminuer considérablement leur temps de repos ainsi que le temps de  sommeil nécessaire au fonctionnement correct du corps.
Le manque de sommeil et l'absence de temps de pause aboutit à la fois à diminuer le temps disponible pour créer, découvrir, chercher et à inhiber les capacités créatives des individus.

CONCLUSION


Nous sommes au tout début d'un immense océan de découvertes concernant la vie des hommes du Paléolithique.
Des recherches récentes en archéologie nous montrent que les humains de cette époque avaient beaucoup plus de connaissances qu'on ne l'avait imaginé. Elles prouvent aussi que ces humains ressemblaient aux enfants que nous voyons au 21° siècle, ils étaient Innovants.
Ces humains du Paléolithique ne cessaient de chercher à comprendre les mystères de la nature qui les entourait, ne cessaient d' inventer de nouvelles techniques pour chasser plus efficacement, ne cessaient d'inventer de nouveaux outils et objets pour améliorer leur quotidien.
 Mais de petits groupes de Parasites spoliateurs qui se reproduisent depuis 9000 ans en tant que classes sociales spoliatrices ont imposé à la grande majorité des humains de répéter des gestes identiques toutes les journées.

Ces premiers hommes respectaient leur nature. Ils expérimentaient, cherchaient, créaient, inventaient. La nature humaine n'est pas faîte pour se transformer en machine obéissante.
Il nous faut à nous, humains du 21° siècle, reprendre cet héritage de nos ancêtres partageurs et innovants et choisir de vivre en respectant notre véritable nature d'être humain, c'est-à-dire d'êtres des humains solidaires, curieux, gentils, découvreurs, créateurs.


mardi 31 mars 2015

La notation à l'école ou comment transformer les enfants en Répétants dociles


par Julie Amadis
#IpEaVaEaFaF
le 19/02/15


 Les notes à l'école, c'est le mal de ventre de l'élève la matin de l'évaluation".
La peur de "décevoir les parents", la crainte pour certains qui se sont fait menacer de "ne pas recevoir de cadeaux à Noël", la peur du regard des autres élèves quand le prof nous remettra la copie en faisant un petit commentaire désagréable sur son contenu...
Daniel Auteuil recevant punitions et récompenses
de la Machine à Apprendre
dans le film Les Sous-Doués (1980)
réalisé par Claude Zidi

Mais la note c'est aussi, l'angoisse qui monte avant l'évaluation "la peur de rater", "de ne pas se rappeler des définitions", "d'avoir un trou noir"...
Et ce sont les soirées où l'on repense à toutes les bêtises que l'on a pu écrire et qui empêchent de s'endormir sereinement...
La note pourrit la vie de nos enfants, de nos jeunes. Elle rend malheureux des générations entières de jeunes.
Et ce mal-être touche à la fois ceux qu'on appelle les "bons élèves", aussi bien que "les moyens" ou "les élèves en difficulté".
Mais on s'accroche encore à ce folklore anti-pédagogique, anti apprentissage.
Une ministre....accrochée aussi à la coutume.... des fessées....(Revactu)
On n'apprend pas bien dans l'angoisse... On apprend une chose... Et, c'est peut être ce qui tient le plus à cœur des classes dominantes... Avec la notation, on apprend aux enfants à OBEIR et à répéter comme des perroquets.

LA NOTATION : UNE TECHNIQUE UTILISÉE
POUR  TRANSFORMER LES ENFANTS
EN RÉPÉTANTS DOCILES

" définition : strate des Répétants
Les travailleurs Répétants produisent en reproduisant le monde à l'identique. Grâce à eux, nous serions restés au stade paléolithique. Les travailleurs Répétants aiment les diplômes, le "par cœur", la méthode syllabique, la répétition crétine des tables de multiplication, les ânonnement de leçons de vocabulaire préconisées par le Bentolila répétant. Ils vont bientôt réclamer le renforcement des ânonnements de poésie, la gymnastique militaires dans les classes etc. Ils détestent l'innovation, les élèves autonomes, la capacité critique et craignent l'usage des nouvelles technologies : S'ils ont des portables c'est par effet de Panurge.
"
Postmarxisme Premier dictionnaire d'humanologie V1.1

Les enfants de l'école Valmy ont fait ces jolis dessins
 sans notes ni récompense ni gratification
 autre que le plaisir de la réalisation
 Évaluer un élève par une note chiffrée, c'est juger un travail réalisé selon des critères définis. L'évaluation peut exister lorsque le professeur a une attente précise des réponses à apporter à une question, à un problème... Par exemple, une définition à donner, un schéma à réaliser, une réponse à un problème mathématique peuvent donner lieu à une note.

Voici une définition de l'évaluation donnée par la Politique d’évaluation des apprentissages du MELS québécois :
« Le processus qui consiste à porter un jugement sur les apprentissages, à partir de données recueillies, analysées et interprétées, en vue de décisions pédagogiques et, le cas échéant, administratives » (rapport IGEN 2013 sur l'évaluation)

Mais, il n'est pas possible de trouver des critères simples et objectifs pour évaluer des productions artistiques (bien que la folie des notes amène même les profs d'arts plastiques à noter leurs élèves).
Les avis pour une œuvre d'art sont toujours multiples et il apparaitrait complétement fou à un artiste qu'une seule personne puisse porter un jugement sur son œuvre et qu'elle puisse de plus la noter !

Mais comme la part réservée à l'innovation à l'école est très faible, personne ne semble vraiment choqué par cette sacro-sainte évaluation du professeur sur l'élève.

L'écolier apprend à répondre à une attente précise d'une autorité sur le même modèle que celui défendu par les Béhavioristes comme  John Watson et Burrhus Frédéric Skinner.

Boîte de Skinner pour rat
avec 2 leviers automatiques

LES ENFANTS CONSIDÉRÉS COMME DES RATS DE SKINNER

On fonctionne avec les élèves comme avec les rats des laboratoires Behavioristes de B.F. Skinner.


"L'expérience de Skinner
Renforcement positif :
Stimulus « Le rat est dans la cage »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Renforcement positif « Il obtient de la nourriture » (= ajout)
  • Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement
Renforcement négatif :
Stimulus « Le rat est dans la cage, il reçoit des chocs électriques (plancher)
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Renforcement négatif « Les chocs électriques s'arrêtent » (= retrait)
  • Augmentation de la probabilité d'apparition du comportement
Punition positive :
Stimulus « Le rat est dans la cage »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Punition positive « Il reçoit une décharge électrique » (= ajout)
  • Diminution de la probabilité d'apparition du comportement
Punition négative :
Stimulus « Le rat est dans la cage, il a de la nourriture »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Punition négative « La nourriture disparait » (= retrait)" (wikipédia)
On attend que l'élève adopte un certain comportement (question, problème) à un stimuli (problème, questions de cours ...). Si le comportement de celui - ci correspond à la réponse attendue il reçoit de la part de l'enseignant une récompense. C'est la bonne note. Le rat, lui, recevait de la nourriture.

Si la réponse est mauvaise, l'élève aura une mauvaise note. Le rat recevait une décharge électrique.



C'est ce que les béhavioristes ont appelé le conditionnement répondant.

A force d'utiliser la carotte et le bâton, les enfants s'adaptent à la connerie ambiante. Ils s'adaptent à obéir bêtement sans réflexion. Un peu sonnés, ils finissent par ne plus savoir critiquer et .... ils perdent toute leur capacité d'innovation.... pour devenir de véritables répétants, qui répètent la société inhumaine dans laquelle nous vivons, ne cherchant qu'à s'adapter sans jamais être capable de la remettre en question.


vendredi 5 décembre 2014


141° jour d'exclusion d'une prof des écoles pour avoir dénoncé des violences à enfants

 

COMPLEMENT WIKIPEDIA (avec grossissement de certains mots)

En lisant ce qui suit, vous comprendrez les pseudo-recherches qui conduisent les responsables actuels à perpétuer cette imbécillité de notation.
Skinner semble considérer comme étant la norme le fait que les humains soient des Répétants.

Conditionnement opérant

Le conditionnement opérant (aussi appelé conditionnement instrumental, apprentissage skinnerien ou conditionnement de type II) est un concept du béhaviorisme initié par Edward Thorndike et développé par Skinner au milieu du xxe siècle. Cette théorie s'intéresse à l'apprentissage dont résulte une action et tient compte de conséquences de cette dernière rendant plus ou moins probable la reproduction du dit comportement. Skinner distingue le conditionnement opérant du conditionnement classique par le fait que la conduite humaine est conditionnée par les conséquences du comportement, avant que celui-ci n'intervienne. À cela s'ajoute la réponse du sujet qui est volontaire, parce que motivé à être récompensé.

Concept

L'apprentissage skinnerien repose sur deux éléments, le renforcement et la punition, pouvant chacun être soit positif soit négatif. Ces termes doivent être pris dans le sens précis du conditionnement opérant :
  • Renforcement : Conséquence d'un comportement qui rend plus probable que le comportement soit reproduit de nouveau.
  • Punition : Conséquence d'un comportement qui rend moins probable que le comportement soit reproduit de nouveau.
Un renforcement ou une punition peut être soit :
  • Positif : Par l'ajout d'un stimulus agissant sur l'organisme.
  • Négatif : Par le retrait d'un stimulus agissant sur l'organisme.
Ainsi, il existe 4 types de conditionnement opérant :
  • Renforcement positif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite à l'ajout d'un stimulus appétitif contingent à la réponse Ex: Ajout d'une récompense, félicitations...
  • Renforcement négatif : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à augmenter suite au retrait d'un stimulus aversif contingent à la réponse. Ex: Retrait d'une obligation, d'une douleur...
  • Punition positive : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite à l'ajout d'un stimulus aversifou conséquence aversive contingente au comportement cible. Ex: Ajout d'une obligation, d'une douleur...
  • Punition négative : Procédure par laquelle la probabilité de fréquence d'apparition d'un comportement tend à diminuer suite au retrait d'un stimulus appétitif. Ex: Retrait d'un privilège, d'un droit...
Il existe 2 sortes de renforçateurs (éléments de renforcement) :
  • Renforçateur primaire : Le renforçateur répond directement à un besoin essentiel de l'individu. Ex: Nourriture...
  • Renforçateur secondaire : Le renforçateur est un renforçateur par un certain apprentissage fait au préalable. Ex: Jouet, argent...

Edward Thorndike

En 1898, Edward Thorndike, qui préparait un doctorat, fut le premier a décrire les principes du conditionnement opérant (ne portant pas encore ce nom) en observant des chats tentant de sortir de leur cage afin d'aller chercher un morceau de poisson. Le chat essayait de sortir par tâtonnement. Après avoir tiré sur une ficelle, la porte de sa cage s'ouvrit. Lorsqu'on le remit à l'intérieur, celui-ci mettait beaucoup moins de temps à réussir. Selon Thorndike, le comportement résulte de l'effet qu'il procure (loi de l'effet).

Expériences de Skinner


Boîte de Skinner
La plupart des expériences effectuées à propos du conditionnement opérant sont faites sur des animaux. La boîte de Skinner est souvent utilisée comme outil.
Dans ses premières expériences, Skinner utilisait cette invention de son cru pour démontrer les mécanismes du conditionnement opérant. Il a d'abord pris un rat auquel il a appris à se nourrir de la nourriture qu'il laissait traîner dans la cage. Lorsqu'il le mit dans la boîte de Skinner, le rat se mit à agir comme les autres rats qui cherchent leur nourriture en courant et en reniflant. Ainsi, lorsque l'animal accrocha par inadvertance un levier, une boulette de nourriture tomba dans la cage. Ensuite, le rat continua de se comporter comme n'importe quel rat et finit par réaccrocher le levier. Une nouvelle boulette tomba. Peu à peu, le rongeur commença à appuyer plus souvent sur le levier et, finalement, à le faire chaque fois qu'il avait faim. Ce système est un système de renforcement positif (la nourriture).

Superstitions

Selon les béhavioristes, les superstitions résultent d'un renforcement ou d'une punition qui peut découler d'une simple coïncidence. Skinner fut le premier à le démontrer. D'abord, il plaça huit pigeons dans des cages séparées qui leur donnait de la nourriture toutes les quinze secondes exactement. Cependant, les pigeons, qui adoptaient différents comportements naturels indépendamment de la nourriture ont fini par croire en un lien entre une certaine action ou position et l'arrivée de la nourriture, ce qui n'était pas le cas. Ils adoptaient donc le comportement superstitieux qui, croyaient-ils, leur permettait d'être nourris.

Phénomènes liés au conditionnement opérant

  • Façonnement (ou shaping) : Phénomène par lequel on renforce un certain comportement se rapprochant plus ou moins du comportement souhaité jusqu'à ce qu'il aboutisse. Cela peut s'étendre à un ensemble de plusieurs comportements consécutifs et complexes.
- Le façonnement peut être continu : C'est-à-dire qu'il est renforcé à chaque comportement satisfaisant. Dans ce cas, le comportement souhaité s'acquiert plus vite mais disparait plus vite aussi. - Le façonnement peut être intermittent : C'est-à-dire qu'il est parfois renforcé lorsque le comportement est satisfaisant. Dans ce cas, le comportement souhaité s'acquiert moins vite mais disparaît moins vite aussi.
  • Généralisation : Le comportement est adopté ou évité dans d'autres circonstances ayant une certaine ressemblance avec le comportement renforcé ou puni.
  • Discrimination : Le comportement est adopté ou évité dans des circonstances bien précises et ne l'est pas dans d'autres ayant une certaine ressemblance avec le comportement renforcé ou puni.
  • Extinction : Après un certain temps où le comportement n'est plus renforcé ou puni, le comportement disparaît peu à peu.
  • Récupération spontanée : Après un certain temps où le comportement a disparu, il réapparaît soudainement.

Voir aussi

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1.  D’où vient la machine à apprendre?
2. En quelle année a été fondée l’ONU?
3. Quelle est la réponse donnée à la question “Quelle est la capitale des USA?”
4. Quelle est la dernière réponse donnée par l’élève lorsque la machine lui demande de répéter la phrase sur “Trotsky”?
5. Est-ce que la guerre d’Espagne a terminé en 1936?
6. Quelle récompense donne la machine en cas de bonne réponse?
7. Que s’exclame l’élève qui porte des lunettes?

Answers (Note that this is a safe environment: no slaps given in case of wrong answers!!) 1. Where does the learning machine come from? – Les Etats Unis 2. In which year was the UNO founded? – In 1942 3. What’s the last answer given by the student when the machine asks him to repeat the sentence about Trotsky?  – Trotsky a été assassiné en 1940 aux Jeux Olympiques de Mexico.” 4. Did the Spanish war end in 1936? – “Non, elle a commencé en 1936.” 6. What’s the reward the machine gives in case of a good answer? – Une sucette (a lollipop) 7. What does the student wearing glasses exclaim? – “Attention mes lunettes”